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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 02:59

Lien : www.les-agents-litteraires.fr

 

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FICHE DE LECTURE

 

« Dauphin 128 La dernière folie de Kadhafi » - Jean-Marc BOURDET - Éditions de la Frégate - 298 pages   -    12€             ISBN 978-2-9536644-4-7.

 

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Le Pitch :

 

 

    Dauphin 128, s’intéresse à la Méditerranée, avec en toile de fond l’actualité

  immédiate actuelle du terrorisme et  l’intervention du groupe aéro-naval en Lybie. Mais si la  Mer et la Marine sont décrits avec réalisme, il entre aussi dans le champ du fantastique avec brio, puisant l’imaginaire de ce roman dans les pages de l’Odyssée et de l’Enéide.

 

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Cette critique a été rédigée par Jafou auteur du blog de jafou :http://edautojafou.over-blog.com dans le cadre du «Challenge» des Agents littéraires (voir lien en haut de page)

 

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Le titre de ce roman peut paraitre énigmatique. En fait il s’agit d’un Code 128, propre aux sous-mariniers que l’on traduira par ces mots : Le bonheur c’est d’être par deux cents mètres de fond, par mer force 7 !

Sans parler de chef-d’œuvre, ce qu’il n’est pas, il s’agit d’un bon roman, simple rapide, facile et agréable à lire.

La langue est bonne, bien manipulée ; le texte est construit avec un petit côté plan de découpage cinématographique, faisant entre les protagonistes les uns après les autres.

En avant-propos, l’auteur s’est amusé à rédiger une préface imaginaire signée de Mouammar Kadhafi, pleine d’humour qui égratigne au passage quelques VIP connus.

Jean-Marc Bourdet fait preuve, à l’évidence, d’une bonne culture géopolitique et marine. Il parle de choses, d'événements, de modes de vie qu’il connait. Son intrigue se construit petit à petit avec pertinence et le recours au suspens apparait avec naturel dès le premier quart de son livre. Dans l’intrigue la Mer et les bateaux (de guerre) tiennent une place importante dans l’intrigue recoupant quelques aventures humaines plus personnelles traitées militairement : on cite, on fait suivre d’un vague commentaire, voir d’un soupçon d’émotion et basta, passons aux choses sérieuses !

Vers la moitié du livre l’intrigue se complexe rapidement et l’ensemble vire au thriller.

Une idée originale mais qui aurait pu être davantage développée et surtout plus profondément intégrée à l’intrigue fait intervenir une note d’ésotérisme et de fantasy par recours aux mythologies antiques et références à L’Odyssée d’Homère et à L’Énéide de Virgile ainsi qu'aux légendes germano-scandinaves mettant en œuvre le Vaisseau Fantôme du Hollandais volant.

J’en viens à quelques critiques :

Par moment on se trouve dans un climat à la Tom Clancy mais seulement en surface sans que les aspects techniques soient fouillés. C’est d'ailleurs un peu l’impression générale que je retire de cette lecture ; tout est correct mais reste trop en surface : les rapports des personnages entre eux, même et surtout adversaires sont trop courtois et amicaux ce qui atténue une ambiance qui se voudrait plus dramatique.

L’auteur fait certes montre d’érudition mais là encore cela casse le rythme du récit déjà peu agressif et lui fait perdre de la force.

Quand on a lu «Octobre rouge», Conrad et Henri Queffelec, Paul Chack et Nicolas Monsarrat (la Mer cruelle ; magnifique), Herman Wouk ( Ouragan sur le Caine) ou Alistair Maclean (HMS Ulysses), on attend, on espère une tension dramatique plus intense et plus soutenue, des rythmes à l’emporte pièce, des surtensions palpables et maitrisée. Là Il y a trop de gentillesse.

Insuffisance ou maladresse ? Cécile, page 150 est agressée, n’en est pas effrayée et semble savoir un tas de chose qu’ignore le lecteur et nous assistons rapidement à un affrontement entre son agresseur et le capitaine d’armes de sa frégate (un navire, pas une vieille Renault !) sans qu’on sache ni par quelle magie ni pourquoi il surgit brusquement.

Patrie, famille, servir sont certes de bons sentiments ici rappelés mais ils évoquent d’autres slogans condamnés à perpétuité.

L’auteur nous brosse, vers la fin, un joli portrait de notre Président en chef va-t-en guerre glorieux et responsable qui n’était pas forcément utile au roman.

Ce sont des broutilles mais cela a gêné ma lecture. Je retiendrais la très jolie formule émise par l’amiral français qui a ouvert et clos le livre  : « Tous les sous-mariniers, tous les marins du monde devraient se donner la main ; et «La guerre ne se conçoit que sous forme de menace, sans passage à l’acte  !»

Le roman se conclut sur un happy-end très conventionnel mais sobrement exotique.

 

Et s’il fallait mettre une note ?  Ce serait : 3 1/2 sur 5.

 

PS. Il semble que les Éditions de la Frégate soient très spécialisées dans la littérature marine. Par ailleurs JM. Bourdet est l’un de leurs directeurs.

 

 

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Published by edautojafou
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